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Allah le Très-Haut a dit :

1. chapitre 15 - versets 45 à 48 : « les gens pieux sont dans des jardins et des sources. (45) entrez-y en toute paix et sécurité ! (46) nous retirâmes ce qu'il y avait comme rancoeur dans leurs poitrines. Ce sont (maintenant) des frères (assis) sur des trônes et se faisant face. (47) nulle fatigue ne les y touche et nul ne les en fera sortir. »

2. chapitre 43 - versets 68 à 73 : « ô mes esclaves ! Nulle crainte aujourd'hui ne vous accable et nul chagrin ne vous afflige. (68) ceux qui ont cru à nos signes et qui nous étaient entièrement soumis. (69) entrez au paradis ! On vous y procurera à vous et à vos épouses les plus grandes joies. (70) on fait passer devant eux des bols et des coupes en or. il y a là tout ce que l'âme envie et tout ce qui fait jouir les yeux et vous y êtes immortels. (71) tel est le paradis qu'on vous a donné en héritage pour ce que vous faisiez. (72) vous y avez des fruits en abondance dont vous mangez. »

3. chapitre 44 - versets 51 à 57: « les gens pieux sont dans une demeure pleine de sécurité. (51) dans des jardins et des sources. (52) ils portent des vêtements de soie fine et de brocart et se font face. (53) oui et nous leur donnâmes pour épouses des houris aux beaux yeux. (54) ils y demandent en toute sécurité toutes sortes de fruits. (55) ils n'y goûtent pas à la mort sauf à leur première mort et  [Allah] les a préservés du supplice de la fournaise. (56) c'est là un effet de la générosité de ton seigneur et c'est là le très grand succès. »

4. chapitre 83 - versets 22 à 28: « oui, ceux qui auront vécu dans l'obéissance d'Allah et dans les oeuvres de bien seront certainement dans un lieu de délices. (22) sur des lits somptueux, ils regardent. (23) tu reconnais sur leurs visages la joie radieuse des délices. (24) on leur sert à boire un nectar cacheté. (25) son cachet est de musc et que ceux qui convoitent ces bienfaits s’empressent donc d’accomplir de bonnes actions. (26) il se mêle à de l'eau de tasnîm. (27) une source où boivent les plus rapprochés (de dieu). »

Les versets concernant ce chapitre sont nombreux et notoires.

1880. selon jâber (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « les habitants du paradis y mangent et y boivent sans pourtant avoir ni défécation, ni morve, ni urine. Mais leur manger ne provoque chez eux que des rots ayant le parfum du musc. Dieu leur inspire les formules suivantes comme il leur inspire leur respiration : « soubhânallâh » (gloire et pureté à dieu) et « allâhou akbar » (Dieu est plus grand)» (rapporté par moslem)

1881. selon abou hourayra (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « dieu le Très-Haut a dit : « j'ai préparé pour mes esclaves ce que jamais oeil n'a vu, jamais oreille n'a entendu et jamais coeur humain n'a imaginé. » lisez, si vous en voulez une preuve, le verset suivant : « aucun être créé ne sait ce qu'on a caché pour eux comme sources de sérénité profonde en récompense de ce qu'ils faisaient ». (32/17)(Unanimement reconnu authentique)

1882. selon lui aussi, le messager de dieu a dit : « le premier groupe d'hommes qui entreront au paradis auront la splendeur de la pleine lune. Ceux qui, les suivront auront l'éclat de la plus brillante étoile du firmament. Ils n'ont ni urine, ni défécation, ni salive, ni morve. Leurs peignes seront d'or. Leur sueur aura l'odeur du musc. Leur encens sera le costus (riche racine d'Arabie et de l'Inde qui dégage en brûlant un parfum suave et très apprécié en orient). Leurs épouses seront les houris aux beaux yeux. Ils auront tous l'aspect d'un même homme, à l'image de leur père Adam : il s'élance dans le ciel avec une stature de soixante coudées ». (Unanimement reconnu authentique) dans une autre version d'al boukhâri et moslem : «leur vaisselle y sera d'or, leur sueur de musc. Chacun d'eux aura deux épouses tellement belles qu'on voit la moelle des os de leurs jambes de derrière la chair. Nul désaccord entre eux et nulle haine. Leurs coeurs seront comme celui d'un seul homme. Ils ne font que répéter «soubhânallâh» (gloire et pureté à dieu) au début du jour et à sa fin.»

1883. selon al moughyra ibn chou'ba (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « moïse demanda à son seigneur : « comment sera celui qui occupera le plus bas degré du paradis ? » il dit : « c'est un homme qui viendra après que tous les gens du paradis y auront été introduits. Dieu lui dit : « entre au paradis ». Il dit : « seigneur ! Comment est-ce que j'y entre alors que les gens ont déjà occupé leurs places et reçu les biens qu'on leur y avait préparés ? » on lui dit : « serais-tu satisfait d'avoir un royaume égal à celui de l'un des rois du bas-monde?» il dit : « seigneur ! J’accepte ». Il dit : « tu as cela ainsi qu'un autre pareil et un troisième et un quatrième...» il dit au cinquième : « seigneur ! J’accepte ». Il dit : « tu as tout cela et dix fois plus encore. tu as aussi tout ce que ton âme désire et tout ce qui fait le délice de tes yeux ». il dit : « seigneur ! J’accepte ». Moïse dit : « seigneur ! Comment sera alors celui qui aura la plus haute position ? » il dit : « ceux-là sont ceux que j'ai voulus pour moi-même. J’ai planté de ma propre Main l'arbre des honneurs qu'ils recevront et j'ai placé sur lui un cachet. Ainsi, nul oeil ne le voit, nulle oreille n'en entend parler et nul coeur d'humain ne se l'imagine». (rapporté par moslem)

1884. selon ibn mas'ùd (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « je sais certainement quel est le dernier des gens de l'enfer qui en sortira (ou le dernier de gens destinés au paradis à entrer au paradis): c'est un homme qui sortira du feu en traînant à quatre pattes. Dieu glorifié et honoré lui dit : « vas et entre au paradis !». il ira jusqu'au paradis, mais se l'imaginera déjà plein. Il reviendra alors sur ses pas et dit: « seigneur ! Je l'ai déjà trouvé plein ». Dieu glorifié et honoré lui dit : « va et entre au paradis ! Tu y as pour toi un domaine égal à tout le bas-monde et dix fois plus encore ». Il dit : « te moques-tu de moi ou ris-tu de moi alors que tu es le Roi ? » le narrateur dit: «j'ai vu à ce moment le messager de dieu rire jusqu'à découvrir ses molaires et il disait : « il s'agissait là de l'habitant du paradis qui en occupera la plus basse place ». (Unanimement reconnu authentique)

1885. selon abou musa (que dieu l’agrée), le prophète a dit: «il y a certainement pour le croyant dans le paradis une tente creusée dans une seule perle. Elle s'élève dans le ciel à une hauteur de soixante lieues. Le croyant y a aussi des épouses qu'il visite successivement sans qu'elles se voient les unes les autres ». (Unanimement reconnu authentique)

1886. selon abou sa'id al khoudri (que dieu l’agrée), le prophète a dit: «il y a au paradis un arbre sous lequel (ou à l'ombre duquel) le cavalier (monté sur un cheval de race, rapide et dégraissé pour la course) court durant cent ans sans arriver à sa fin.» (Unanimement reconnu authentique)

1887. selon lui encore, le prophète a dit: «les habitants du paradis verront certainement les habitants des palais qui sont au-dessus d'eux comme vous voyez actuellement les étoiles les plus lumineuses perdues dans le ciel profond à l'est ou à l'ouest, et ce à cause de la supériorité des degrés qu'occupent les uns par rapport aux autres ». Ils dirent : « Ô messager de dieu ! Est-ce que ces hautes demeures sont celles des prophètes et que nul autre qu'eux ne pourra atteindre ? » il dit : « pas du tout, par celui qui tient mon âme dans sa main, ce sont plutôt des hommes qui ont cru en dieu et accordé foi aux messagers ». (Unanimement reconnu authentique)

1888. selon abou hourayra (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « un espace du paradis égal à la moitié de la corde d'un arc est certainement meilleure que toute l'étendue sur laquelle le soleil se lève ou se couche ». (Unanimement reconnu authentique)

1889. selon anas (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « il y a au paradis un marché où les gens viennent le vendredi. A ce moment souffle un vent du nord qui jette une poussière sur leurs visages et leurs vêtements. Leur beauté en devient plus resplendissante. Ils retournent alors auprès de leurs épouses et les trouvent, elles aussi, plus belles et plus resplendissantes. Leurs épouses leur disent : « par dieu, vous êtes devenus plus beaux et plus resplendissants ». Et ils leur disent : « vous aussi, par dieu, vous êtes devenues plus belles et plus resplendissantes ». (Rapporté par moslem)

1890. selon sahl ibn sa'd (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit: «certes les habitants du paradis verront les palais qui sont au-dessus d'eux comme vous voyez maintenant les astres au firmament ». (Unanimement reconnu authentique)

1891. sahl rapporte encore : «j'ai assisté à l'une des réunions du prophète où il a décrit le paradis. A la fin de sa description, il dit : « il y a au paradis ce que nul oeil n'a vu, nulle oreille n'a entendu et nul coeur d'humain n'a imaginé ». Puis il récita ces deux versets du chapitre 32 : « leurs côtés fuient les lits. Ils invoquent leur seigneur par crainte et par convoitise et dépensent de ce que nous leur avons octroyé. (16) aucun être créé ne sait ce qu'on a caché pour eux comme sources de sérénité profonde en récompense de ce qu'ils faisaient. » (Rapporté par al boukhâri)

1892. selon abou sa'id (que dieu l’agrée) et abou hourayra (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « quand les gens du paradis entrent au paradis, un héraut lance un appel : « il vous appartient désormais de vivre et de ne jamais plus mourir. Il vous appartient désormais d'être en bonne santé et de ne plus tomber malades. Il vous appartient désormais d'être jeunes et de ne jamais plus vieillir. Il vous appartient désormais de jouir et de n'être jamais plus misérables ». (Rapporté par moslem)

1893. selon abou hourayra (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « l'homme qui occupe le degré le plus bas du paradis est un homme à qui dieu dit : « exprime un voeu » et il exprime un voeu suivi d'autres voeux. Dieu lui dit : « as-tu exprimé tous tes voeux ? » il dit : « oui ». Dieu lui dit: «tu as tout ce que tu as désiré et autant que lui en plus ». (rapporté par moslem)

1894. selon abou sa'id al khoudri (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « dieu glorifié et honoré dira aux gens du paradis : « Ô gens du paradis !» ils disent : «à tes ordres, à ton service et le bien est entre tes mains ». Il dit : « êtes-vous satisfaits ? » ils disent : « comment peut-il en être autrement quand tu nous as donné ce que tu n'a jamais donné auparavant à aucune de tes autres créatures ?» il leur dit: «voulez-vous que je vous donne encore mieux que tout cela ? » ils disent : «qu'y a-t-il de meilleur que cela ? » il dit : « je vous couvre de ma pleine satisfaction et je ne me fâcherai alors plus jamais contre vous ». (Unanimement reconnu authentique)

1895. jarir ibn 'abdullàh (que dieu l’agrée) rapporte: « nous nous trouvions auprès du messager de dieu. Il leva les yeux vers la lune alors qu'elle était à son plein quartier. Il dit: «vous verrez votre seigneur de vos yeux comme vous voyez maintenant cette lune. Personne ne pourra vous usurper votre droit de le voir ». (Unanimement reconnu authentique)

1896. selon souhayb (que dieu l’agrée), le messager de dieu a dit : « une fois que les gens du paradis y seront entrés. Dieu béni par lui-même et exalté dira : « voulez-vous encore quelque chose ?» ils disent : « ne nous as-tu pas blanchi nos visages ? Ne nous as-tu pas introduits au paradis et sauvés de l'enfer ? » il soulève alors le voile et voilà qu'ils n'ont jamais rien reçu de plus cher que la vue de leur seigneur ». (Rapporté par moslem)

( tirés du 372 ème chapitre du livre "le Jardin des Vertueux")

Traduit par Dr. Saleh Kechrid

Revu par Abu Hamza Al-Germâny

Question :

Concernant le fait que le mort soit véritablement questionné [dans sa tombe], est-ce qu’il s’assied vraiment dans la tombe pour lui parler ?

Réponse :

Que le défunt soit questionné dans sa tombe est indubitablement vrai, et la personne s’assied dans sa tombe, parle et le questionne. Si une personne demande : « La tombe est étroite et confinée, comment donc [le défunt] peut-il se redresser ? [dans sa tombe] »

La réponse est :

Premièrement :

Il est obligatoire que le croyant croit et accepte véritablement le monde de l’invisible, et il ne faut pas demander le pourquoi du comment ? [de la chose]. Car personne ne demande le pourquoi du comment excepté celui qui a des doutes. Quant a celui qui croit et que sont cœur est satisfait avec ce qu’Allâh et Son Messager disent, il accepte la chose et dit : « Allâh Lui Seul sait comme cela se passe ».

Deuxièmement :

La relation de l’âme au corps dans le mort est différente de sa relation dans la vie. La relation entre le corps et l’âme peut varier selon des voies que l’homme ne peut pas toujours comprendre, et le rapport du corps au corps après la mort ne peut-être comparée à celui dans la vie. Quand une personne rêve, il se voit va-et-vient, en voyageant, parler aux gens, il rencontre des gens vivant comme mort ; il peut se voir dans un beau jardin, ou dans une maison sombre et effrayante ; Il peut se voir monter dans une voiture confortable, ou monter dans une voiture inconfortable. Tout est possible, bien qu’il soit dans son lit sans que rien n’ai changé, même le revêtement de la couverture n’a pas changé, mais toutefois nous ressentons cela comme si cela était réalité. La relation de l’âme au corps après la mort est différente comme quand on est éveillé ou bien endormi. C’est différent et nous ne le comprenons pas. Donc une personne peut s’asseoir dans sa tombe et être questionné, bien que la tombe soit étroite et confinée. De la même façon cela a été relaté dans un hadîth authentique du Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) ; il transporte le message et nous devons y croire et nous soumettre. Allâh - Ta’âla - dit :

« Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence. »Coran, 4/65

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 2/34

Source: http://www.manhajulhaqq.com/

SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) a expliqué qu’en un premier temps, il est obligatoire de savoir que tout croyant et toute croyante se doit de croire véritablement aux informations données par Allâh dans Son livre ou par le biais de Son messager (sallallahu ’alayhi wa salam).Ces choses concernent les affaires de l’au-delà et le règlement des comptes, ainsi que le paradis et l’enfer, la mort, le châtiment et les délices de la tombe, ainsi que toutes les affaires touchant le monde de l’invisible dans le Qor’ân ou l’authentique Sounnah purifiée. Nous devons porter foi à cela, nous y soumettre et y croire sincèrement. Car nous savons que notre Maître est véridique. Ce qu’Il dit et rapporte est vrai comme Il l’a affirmé :

« Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres, Nous les ferons entrer bientôt aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Promesse d’Allâh en vérité. Et qui est plus véridique qu’Allâh en parole ? »

[ Coran, 4/122 ]

Et :

« Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. »

[ Coran, 4/78 ]

Nous savons aussi que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) est le plus véridique des hommes, et qu’il ne parlait pas sous l’impulsion de la passion et ne faisait que rapporter la révélation qu’il recevait. Ce qui a été rapporté de lui dans des traditions authentiques est une chose à laquelle nous devons croire, même si nous n’en comprenons pas véritablement le sens. Notre obligation est de croire à ce qu’il nous rapporte au sujet de l’au-delà : le paradis, l’enfer, les délices réservés aux gens du paradis et le châtiment infligé aux gens de l’enfer. Le châtiment subi dans la tombe, les délices que l’on y reçoit et le retour de l’âme au corps du mort, tout cela est véridique et se confirme dans les textes. L’adorateur [d’Allâh] doit l’accepter et ajouter foi à tout ce qu’il apprend dans le Qor’ân, dans la Sounnah authentique et dans le consensus des savants de l’Islâm. Aussi, par le biais d’Allâh, si le croyant ou la croyante arrive à pénétrer la sagesse ou les secrets dans cela, ceci est un bien pour un bien [encore meilleur], lumière sur lumière, et une connaissance pour une science [encore meilleure]. Qu’il loue Allâh et rende grâce pour ce qu’Allâh lui a accordé en connaissance, en science, et perception qui lui ont permis d’accroître ses connaissances et renforcer sa tranquillité.

Concernant les questions dans la tombe et de l’état du mort à ce moment-là, ces questions sont une vérité. Et l’on restitue au mort son âme. Des informations authentiques rapportées d’après le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) indiquent que le mort mène dans sa tombe une vie différente de celle d’ici-bas. C’est une vie intermédiaire différente de celle que l’on avait déjà menée et pendant laquelle on avait besoin de manger et de boire et autres choses semblables. C’est une vie particulière qui permet de comprendre des questions et d’y répondre.

Deux anges lui diront : « Qui est ton prophète ? Qui est ton Maître ? Quelle est ta religion ? » Le croyant dira : « Mon Maître est Allâh, ma religion l’Islâm et mon prophète Muhammad ». C’est de cette manière que seront questionné le croyant et la croyante et qu’ils répondront. Et puis on dira à l’adorateur [d’Allâh] : « Que sais-tu de cet homme (Muhammad) ? » - Il dira : « Il est le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) ; il nous a apporté la vérité et nous avons cru en lui et l’avons suivi ». On lui dira alors : « Nous savons que tu étais croyant ».Et on lui ouvrira une porte qui débouche sur le paradis et il en recevra le souffle et les bienfaits. Et puis on lui dira : tu resteras là jusqu’à ce qu’Allâh te ressuscite. Mais on lui montrera sa place en enfer et lui dira : voilà la place que tu aurais occupée si tu n’avais pas cru en Allâh. Maintenant Allâh t’en a sauvé et tu es revenu au paradis.

Quant au mécréant, si on l’interroge sur son Maître, sur sa religion et sur son prophète, il dit : « Hâ ! Hâ ! Je ne sais pas. J’ai entendu les gens dire des choses et j’en ai fait de même ». On lui assènera un coup avec une barre de fer et il lancera un cri que tout être entendra à l’exception des djinns et des hommes. Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur l’enfer et on rendra sa tombe si étroite que ses côtes se croiseront. Sa tombe se transformera en une fosse infernale et on lui ouvrira une porte d’où viendra un vent de l’enfer en guise de châtiment. On lui dira : voici ta place jusqu’à ce qu’Allâh te ressuscite. On lui ouvrira encore une porte qui débouche sur le paradis et lui dira : ceci serait ta place si Allâh t’avait bien guidé ».

Cela permet de savoir que la tombe peut être soit un des jardins, des jardins du paradis, soit un des fossés, des fossés de l’enfer. Le châtiment et le bienfait s’appliquent dans la tombe aussi bien au corps qu’à l’âme. Et il en est de même dans l’au-delà au paradis ou en enfer. Quant à celui qui meurt noyé, brûlé ou dévoré par un fauve, son âme recevra sa part de châtiment ou de bonheurs. Cette part l’atteindra sur terre ou en mer ou dans le ventre des fauves ou dans n’importe quel autre endroit, en fonction de la volonté d’Allâh. Mais la majeure partie du châtiment ou des délices qui touchent l’âme seront subit éternellement, que ce soient les délices, ou que ce soit le châtiment. L’âme du croyant va au paradis. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « l’âme du croyant est un oiseau qui perche sur les arbres du paradis et se nourrit de leurs fruits. Et l’âme du mécréant ira en enfer ».

L’obligation qui incombe à tout musulman et à toute musulmane est d’accepter avec soumission les informations données par Allâh - ’Azza Wa Djal - et par Son Messager (sallallahu ’alayhi wa salam). Ils doivent y croire de la manière voulue par Allâh - ’Azza Wa Djal - même si un côté de leur signification n’est pas clair pour l’adorateur [d’Allâh]. Car la sagesse parfaite appartient à Allâh - Subhânahu.

[Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, 8/338]

Source: http://www.manhajulhaqq.com/

Les condoléances (dans la langue arabe) font référence à la piété. C’est-à-dire, la piété dont doit faire preuve la personne, en cas de malheur, en patientant face à cela. Ceci ne doit pas être fait dans les apparences et sensations, mais plutôt, dans le rappel et la piété en sachant qu’il n’y a pas un mal qui touche sans que cela ne soit décrété, et qu’il n’y a pas un mal évité sans que cela ne soit décrété [1]. SHeikh Ibn BâZ (rahimahullâh) a expliqué que pour ce qui est des condoléances à l’égard de la famille du défunt, il n’y a pas de jour précis pour les offrir. Cela est permis depuis le moment ou la personne rend son âme, avant la prière mortuaire, comme après. Il n’y a pas de moment précis pour cette pratique, le jour ou la nuit ; que ce soit dans la maison, ou dans la rue, ou dans la mosquée, ou dans le cimetière, ou dans d’autres lieux encore [2].

SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) dit qu’il n’y a pas de doute sur le fait que les condoléances pour des défunts proches comme pour les autres, sont des choses recommandées et légiférées en Islâm. Ceci dit, les réunions faites dans une maison pour les condoléances font parties des innovations. Et si à cela s’ajoutent des repas dans cette demeure, cela est considéré comme des lamentations sur le mort. Ibn ‘Uthaymîn ajoute que ces condoléances doivent être données en toutes circonstances, et non pas comme les gens font en prenant place dans les maisons, ouvrant leur porte (aux gens pour cette circonstance) et ce qui y ressemble, tout cela fait partie des innovations religieuses. Les gens ne doivent pas faire cela, car ceci n’a pas été fait à l’époque des anciens pieux. [3] Les condoléances faites dans la maison de la famille du défunt n’ont pas de fondement dans la Sounnah. Cependant, si la personne est un proche, et qu’elle craint qu’en ne s’y rendant pas, elle risque de couper les liens proches, elle s’y rend, il n’y aura pas de mal à cela ; mais elle ne doit pas prendre place dans la maison. Car certains anciens pieux considéraient cette pratique comme des lamentations sur le mort. Ils ne doivent pas ouvrir leur maison à cela [4].

Les condoléances peuvent être données aux musulmans comme aux non-musulmans. Et le rassemblement dans les maisons pour cette occasion est une innovation qui n’a ni été faite à l’époque du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam), ni à celle des compagnons. Ils ont fermé cette porte, c’est-à-dire, les portes de leurs défunts à ces condoléances. Ce n’est que quand ils se rencontraient dans les marchés, ou la mosquée, que les gens présentaient leurs condoléances. Il n’était pas connu à l’époque des compagnons que les gens se réunissaient chez la famille du défunt afin de présenter les condoléances, si ce n’est qu’ils assistaient (aidaient la famille du défunt) seulement pour la nourriture dans la maison. Car le fait de réunir les gens pour cette occasion est considéré comme de la lamentation sur le mort. Et la lamentation fait partie des grands péchés. [5] A voir notamment sur le sujet, l’avis des anciens pieux cités par Ibn Qoudâma dans al-Moughnî [6].

Notes

[1] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/350

[2] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 13/379

[3] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/345

[4] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/342-343

[5] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 17/348-349

[6] Al-Moughnî de Ibn Qoudâma, 3/485-487

Par Ismail http://www.manhajulhaqq.com